Au pair en vedette : Maggie du Mexique

Publié le
4 mai 2026
AuPairCare pair à l'honneur sur AuPairCare : Maggie, originaire du Mexique

« Maman, je vais vomir ! Maman, tu as un sac ? » s'est exclamée Greta, notre fille de trois ans. Maggie s'est immédiatement précipitée à la rescousse, enjambant le siège de la camionnette pour passer un sac à Greta qui a tout de suite vomi dedans. Voilà qui résume bien le chaos classique d'un road trip familial épique du Minnesota au Montana, mais surtout, ça montre bien la volonté de Maggie de s'impliquer, de prendre les devants et de s'intégrer parfaitement à notre famille.

Être au pair, même en temps normal, c'est déjà un défi, mais cette année, les difficultés ont dépassé tout ce qu'on pouvait imaginer. On avait de grands projets et des rêves pour ce que Maggie pourrait faire avec les enfants, les endroits qu’elle pourrait visiter, les jeunes adultes qu’elle pourrait rencontrer et les activités qu’elle pourrait pratiquer. Mais la pandémie a tout mis en pause. Pourtant, même si de nombreux lieux de vie communautaire ont été fermés cette année et que tout le monde vivait, travaillait et étudiait depuis chez soi, l’ingéniosité, la flexibilité et la maturité de Maggie ont pris le dessus.  

Une fille au pair mexicaine qui vit dans le Minnesota avec sa famille d'accueil

Maggie est la « flûteuse de Hamelin » du quartier : une douzaine d’enfants du coin la suivent partout où elle va. Quand le confinement lié au COVID a pris fin en juin 2020, Maggie a voulu aider les enfants à fêter la fin d’une année scolaire pas comme les autres et à marquer le début de l’été. Alors, après seulement deux semaines de travail, elle a organisé toute une cérémonie des Jeux olympiques de quartier pour les enfants, avec plusieurs ateliers, des pancartes, de la musique, des médailles et même un stand photo ! Les voisins ont apporté des chaises de jardin et ont regardé de loin. Comme on avait tous très envie de passer du temps ensemble, cet événement a réuni des gens de tous âges pour s’amuser à l’ancienne.

Comme les activités estivales avaient été annulées, on a profité de l'occasion pour travailler depuis la « maison » et on a décidé que notre nouveau port d'attache pour l'été serait le Montana. Six semaines après son arrivée, Maggie nous a rejoints pour notre périple annuel de 18 heures à travers le Midwest, où nous nous sommes installés chez grand-mère, dans la petite ville de Big Sandy, dans le Montana, qui compte 500 habitants. Niché au pied des Bears Paw Mountains, Big Sandy se trouve au cœur d’une région de ranchs et de fermes, avec une seule route goudronnée, deux bars, cinq églises et une piscine communautaire. C’était bien loin de Monterrey, au Mexique !   Maggie s’est tout de suite plongée dans la vie rurale et l’a pleinement adoptée. Elle passait des heures à la piscine communautaire et a appris à nager à nos filles de quatre et six ans. Le week-end, elle nous accompagnait dans nos aventures en camping et mettait à profit ses (anciennes) compétences de scout. Elle a appris aux enfants à faire un feu de camp et à cuisiner au feu de bois, a fait de la randonnée en montagne, a appris le paddle et le rafting sur les rivières du parc national de Glacier.

Elle s'est parfaitement intégrée à notre famille.

À la rentrée, Maggie a endossé le rôle de « prof ». Avec trois enfants qui suivaient des cours à la maison ou allaient à la maternelle, elle a mis en place une routine, organisé les emplois du temps et aidé chacun d’entre eux à trouver de la joie et à réussir malgré des défis de taille. La maternelle sur Zoom, c’est pas pour les âmes sensibles. Pourtant, grâce à l’aide et aux encouragements de Maggie, Annika se débrouille super bien. En trois mois, elle est passée de 40 % à 80 % de mots fréquents compris, grâce à Maggie.  

Tout en suivant ses cours à la maison, Maggie intègre aussi des leçons d'espagnol tout au long de la journée, en profitant des moments propices pendant les repas ou les tâches ménagères pour glisser des mots et des expressions. Notre fils de quatre ans n'hésite pas à demander « leche » ou « rosquilla, por favor » dans la conversation au petit-déjeuner. Comme l'a s'est exclamé notre fils : « Ce qu'il y a de mieux avec Maggie, c'est sa cuisine ! » On a toujours adoré la cuisine et la culture mexicaines, alors préparer et déguster des sopes, des flautas, des chilaquiles et du pico de gallo authentiques, c'est vraiment génial. On prépare désormais des repas mexicains ou végétariens avec Maggie au moins une fois par semaine, pour le plus grand plaisir de tout le monde. Pour le sixième anniversaire d'Annika, Maggie a organisé toute une fête, en mettant à profit le temps d'art des enfants pour réaliser toutes les décorations de A à Z avec les enfants du quartier. On a tous fait la fête dans le jardin, en respectant les distances de sécurité, et on a profité d’une piñata faite maison, des décorations, de la musique et de plats authentiques. Pour Maggie, c’était l’occasion de se reconnecter à ses racines familiales et à l’esprit de ses grands-mères en prenant les commandes de notre cuisine. La nourriture a le don de rapprocher les générations, et quand on grandit et qu’on s’en va, on trouve du réconfort dans les recettes et les traditions familiales. Maggie a partagé ces traditions avec notre famille et le quartier à travers cette fête, en préparant plus de 100 flautas accompagnées d’une sauce guacamole crémeuse, de pico de gallo, de maïs à la mexicaine, de margaritas et d’un gâteau maison à quatre étages… parce qu’au Mexique, « on aime faire la fête ! » C’était une fête d’anniversaire COVID inoubliable !  

Maggie, une jeune fille au pair mexicaine, vit à Minneapolis avec sa famille d'accueil

Une fille au pair mexicaine en séjour chez une famille aupaircare dans le Minnesota

Voir Maggie s'épanouir nous remplit de fierté, nous, ses parents d'accueil. On voit son attachement à la famille et à la culture s'épanouir au fil du temps qu'elle passe loin de chez elle, tout en se lançant dans l'aventure et en embrassant de nouveaux départs. Elle a su concilier tout ça lors de notre fête du Dia de Los Muertos en novembre dernier. Alors que nos traditions protestantes/luthériennes honorent nos proches à la Toussaint, on a adopté cette nouvelle tradition culturelle. Maggie a encore une fois profité de l’occasion pour faire des projets artistiques avec les enfants du quartier et a créé une « ofrenda » pleine de vie pour nos chers proches (et nos chiens !). Elle a même donné un cours de 30 minutes à une classe de maternelle via Zoom, en intégrant un projet artistique virtuel et en partageant l’ofrenda de notre maison avec les élèves.  Aujourd’hui, Maggie s’adapte à l’hiver du Minnesota et profite des nouvelles opportunités qu’offre la vie d’au pair à Minneapolis. Avec les enfants, elle apprend le patinage artistique et le ski de fond, même si cette fois-ci, ce sont peut-être les enfants qui lui apprennent ! Sa ténacité et son esprit sportif sont admirables.  

On se sent vraiment chanceux d'avoir rencontré Maggie et de l'avoir accueillie chez nous. Maggie est notre première fille au pair, et on était très inquiets à l'idée de trouver la bonne personne quand on s'est lancés dans cette aventure. Comme d'autres nous l'avaient dit : « Tu le sauras quand tu le sauras [que tu as trouvé la bonne personne] ». Et c'est ce qui s'est passé. Dès le premier entretien, on a su que Maggie était parfaite pour notre famille, et on l'a embauchée dans les 24 heures.

C'était le choix idéal, et elle a été la meilleure au pair qui soit. On a du mal à imaginer notre vie sans elle.

La famille Richter, région de Minneapolis-Saint Paul, Minnesota

Participant au pair